Le gouffre du Paradis à Trepot


COORDONNEES : 892.13 -249.46 -520m


Le gouffre s'ouvre à l'est du village de Trepot (DOUBS), dans une dépression riches dolines et autres
cavités. On y accède par un chemin forestier à partir de la route D102 et du chemin des gouffres, à
hauteur du bois de Maupoix. ll développe 250m de galerie pour une profondeur de -2L5m


HISTORIQUE
Les premières exploitations menées par E, Fournier au siècle dernier, ne lui permirent pas d'atteindre
le fond de la cavité . Reculant devant de nombreuses difficultés (physiques et techniques) il estima
qu'il était humainement impossible d'en continuer l'exploration. Ainsi naissait le mythe du Paradis,
fortement entretenu par les explorateurs postérieurs.
En 1936, P Contejean avec l'aide du spéléo-club de Paris, atteignait le fond de la cavité ;;;
celle-ci entrait dans la légende locale comme le gouffre le plus difficile et le plus profond du
département.
En novembre 1968, J Gouget, membre du groupement spéléologique de Reins trouve la mort
dans la cavité ; Malgré tous les efforts des spéléos locaux, le corps ne peut etre remonté; muré au
niveau du colimaçon le gouffre sera transformé en tombeau jusqu'en 1974, date à laquelle le corps
fut discrètement remonté à la surface.


DESCRIPTION SOMMAIRE :
Situé en limite d'une combe allongée, bordée de forêts, le gouffre s'ouvre au fond d'une
petite doline absorbant un ruisselet.
Un conduit descendant en interstrate débouche dans un puis de 15m, à une quarantaine de mètres
de l'entrée.
Une diaclase, coupée en deux ressauts lui fait suite jusqu'à la salle du « déjeuné »(-46m).De ce point
jusqu'à la salle du << thernomètre » (-72m) la galerie est constituée d'une diaclase coupée en
quelques crans verticaux. Au-delà un méandre en trou de serrure, long de 40m, se termine sur un
ressaut de 5m. la base de ce dernier cran forme la salle de la « vasque »r. c'est dans la partie
inférieure de ce méandre que J Gouget épuisé alors qu'il remontait, resta coincé.
Suite à cette dernière sale, un passage bas, au niveau d'une coulée stalagmitique, débouche
au sommet de deux ressâuts de 8m et 4m. il sont rapidement suivis d'un puis de 32m. Une galerie en
diaclase, très haute , prolonge cette verticale ; elle est coupée de deux ressauts de 8m et se termine
par un puits de 34m. cette dernière verticale est suivie d'un couloir au sol argileux; il est obstrué par
des coulées stalagmitiques.Un boyau étroit, rapidement obstrué par une crible de galets constitue Ie
terminus actuel de la cavité par -185m de profondeur.


Cet article est tiré de la revue « Enfoncure » de L975
Suite de découverte en L989

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